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12 février 2010 5 12 /02 /février /2010 00:17

CouleurCiel.jpgLa couleur tombée du ciel, de H.P. Lovecraft

Gallimard, Folio SF, ISBN 978-2070415809

Adapté en BD par Alberto Breccia, au cinéma par Daniel Haller (Le messager du diable - 1965 - avec Boris Karloff dans le rôle de Nahum).

La traduction de Jacques Papy tronquait le texte, la fin principalement, en 1991, pour les éditions Robert Laffont cette traduction fut révisée et augmentée par Simone Lamblin.


4 nouvelles : La couleur tombée du ciel, L'abomination de Dunwich, Le cauchemar d'Innsmouth et Celui qui chuchotait dans les ténèbres. Re-relues dans le cadre du défi Littératures de l'imaginaire sur les 5 continents.


Arkham est un village perdu dans un paysage quasi inexploré tant la nature semble refuser l'implantation humaine et si quelques familles vinrent s'y établir ce fut pour en acquitter un prix tel qu'en repartir devint impossible. Une région de secrets où le temps s'amuse, où la lumière est timide et la Création libre d'y expérimenter ce qu'elle se retient de faire ailleurs.


CouleurTombee.jpgUne lueur incompréhensible traverse le ciel, une météorite tombe à proximité du village, il suffira de peu de temps pour que des faits inquiétants se produisent, que cette lueur rampe, dévorant tout autour d'elle jusqu'à atteindre les maisons... et leurs habitants !


À la différence de Poe qui se détachait du réel HPL lui tente de le définir afin d'accroître le sentiment de malaise par le contraste d'un cadre possible et d'événements improbables qui eux ne sont jamais définis, et comment le pourraient-ils n'est-ce pas ? Cette couleur serait-elle une forme de vie venant du fond de l'univers, pire encore ? Le plus simple est encore d'aller y faire un tour, rien de plus facile, un livre, un fauteuil et un peu de curiosité. Pas de gore dans ces textes mais un climat générant le malaise face à des êtres dont nous nous savons proches, en souhaitant le contraire, et l'envie de se demander : Et si c'était... ? La raison veut dire non, l'intellect ricane mais, venant de plus loin encore, un rire résonne en nous.
Vous ne l'entendez pas ? Tant pis, pour vous !


Contes d'un sorcier de l'imaginaire dont l'enfance ne sut, ou ne put, jamais mourir vraiment mais libère le doux poison de rêves hideux dans une âme assoiffée. La vie qui rôde dans ces contes n'est pas amicale, les « dieux » qui tournent autour de nous ont des desseins compréhensibles par certains, ainsi ai-je dû leur faire allégeance pour rédiger cet article sans quoi... Mais je ne peux en dire plus, Nyarlathotep lit par-dessus mon épaule, s'il est satisfait j'aurai le droit de consulter, à mes risques et périls, le Necroleeronicon.


Ce recueil est idéal pour qui souhaite arpenter les mondes lovecraftiens, quatre textes seulement comme pour dessiner une porte sur une œuvre unique malgré les auteurs, nombreux, qui s'en inspirèrent, de Robert Bloch à Stephen King sans oublier un (in)certain LEE Rony (heureusement HPL est mort depuis longtemps). Ce n'est pas un hasard si souvent le narrateur de HP doute de sa santé mentale et devine que son texte achevé son esprit cédera à un savoir intolérable.


Lovecraft.jpgPour présenter, rapidement, Howard (je le connais depuis longtemps) je me contenterai de dire qu'il naquît à Providence le 20 août (un signe envers moi ?) 1890 et y mourut le 15 mars 1937, d'un cancer de l'estomac. Loin de l'image de solitaire que véhicula en France Jacques Bergier, il aimait à voyager, dans la mesure de ses faibles moyens et écrivit des dizaines de milliers de lettres. Outre ses œuvres, publiées pour la plupart dans Weird Tales, il corrigeait les travaux d'auteurs moins doués que lui mais plus aptes à gagner de l'argent. Sa vie ne fut pas un roman et pourtant...


Cette chronique de lecture est originellement parue le 8 février dans Lire au nid, blog sur lequel vous pouvez lire d'autres articles de Lee Rony.

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9 février 2010 2 09 /02 /février /2010 07:19
VoyageFogg.jpgL'autre voyage de Philéas Fogg, de P.J. Farmer
Terre de Brume, 2004, collection Terres mystérieuses, 240 pages

Je change mon choix pour l'Amérique (*), j'ai vu qu'on avait choisi Farmer et comme j'avais beaucoup aimé son cycle du Monde du fleuve (si vous n'avez pas lu, il faut le lire) j'ai regardé ce qu'on avait à la bibliothèque et je suis tombée sur L'autre voyage de Philéas Fogg.

Comme j'aime beaucoup Verne, vraiment beaucoup, je n'ai pas pu résister et j'ai changé mon choix.

L'écrivain a lu le journal secret et nous donne aussi d'autres informations qui ne sont ni dans Verne ni dans le journal. Quels sont les véritables raisons du voyage autour du monde ? Et les véritables raisons du policier Fix ?

Farmer suit le voyage de Fogg et Passepartout et nous donne les explications de toutes les choses qui, en lisant Verne, vous ont laissé troublés, en commençant par le licenciement de son valet et l'arrivée de Passepartout, jusqu'au dénouement de l'histoire.

Où est la littérature de l'imaginaire ici ?

Bien sûr Philéas Fogg n'est pas seulement un gentleman anglais un peu plus original que les autres gentlemen anglais (déjà originaux, bien sûr). Ni Fix un simple flic, non, ils sont les deux, dans un « jeu » beaucoup plus grand : la lutte entre Capella et Eridano, qui se mène ici sur la Terre depuis 200 ans !

Je ne peux pas vous en dire trop, sinon que le pire ennemi de Fogg dans cette histoire est le Capitaine Nemo, et le télé-transport du Capitaine Kirk a ici un ancêtre, un peu plus simple et bruyant.

Je dois avouer que ce petit livre m'a un peu déçue, j'attendais mieux de l'auteur de Riverworld (Le monde du fleuve), beaucoup mieux, mais ce n'est pas terrible. En cherchant sur Internet, j'ai découvert autres livres de Farmer que peut-être j'irai chercher.

(*) Gaspara avait d'abord choisi Philip K. Dick - L'uomo dai denti tutti uguali, The man whose teeth were all exactly alike (États-Unis, SF réaliste)

[C'était une chronique de lecture de Gaspara.]
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18 novembre 2009 3 18 /11 /novembre /2009 08:39
Par le fer, la légende de Kerowyn, de Mercedes Lackey
Milady, juillet 2009, 344 pages, ISBN 978-2811201425
Traduit de l'américain par Rosalie Guillaume

Résumé
Depuis la mort de sa mère, Kero est contrainte par son père de tenir le rôle de l'intendante du château, alors qu'elle n'aspire qu'aux combats, à la chasse et aux longues chevauchées. Elle cache les pouvoirs qu'elle sent frémir en elle, qu'elle ne comprend pas et qui feraient d'elle une paria. Car elle est Kerowyn, petite fille de la sorcière Kethry.
Mais, quand le mariage de son frère tourne au massacre, Kero se lance à la poursuite des assassins. Sur son chemin, elle rencontre Kethry et Tarma, la magicienne et la guerrière qui dans leur jeunesse ont fait l'objet de tant de chansons et de contes. Elle trouve aussi Besoin, l'épée magique de Kethry. Kerowyn ne souhaite plus qu'une chose : venger les siens pour se rendre digne de cet héritage et de ses dons magiques.

Mon avis
Attention ! Un chouilla de spoil.

Ça fait un certain temps que j'ai fini les deux livres des Serments et de l'honneur, où l'on avait pour principaux personnages Kethry et Tarma. J'ai été étonnée de les revoir dans ce livre. En effet, je n'avais pas lu la 4ème de couverture, parce que le simple fait que c'était de Mercedes Lackey m'a fait acheter ce bouquin, et je n'avais pas besoin de lire le résumé. Donc, j'ai été surprise, mais agréablement surprise, de voir que Kero était la petite fille de Kethry.
Comme toujours chez Mercedes Lackey, dès le début, on rentre dans l'histoire, on découvre les déboires de Kerowyn, avec un père qui ne s'occupe pas d'elle et qui la considère comme la bonne à tout faire. Une mère morte il y a quelque temps. Son frère est sur le point de se marier, et à vrai dire on a peu d'informations sur lui.
Lorsque le mariage est attaqué par une bande de pillards, seule Kerowyn fait quelque chose pour récupérer la fiancée de son frère. En effet, son père est mort, son frère blessé. Mais plus personne ne la regardera pareil après cet évènement et lorsque tout est rentré dans l'ordre, elle décide de partir de chez son frère.
Mais elle ne part pas bien loin. Elle va rejoindre sa grand mère, Kethry, et sa soeur de sang Tarma, qui ont réussi à reconstituer le clan de Tarma, et se sont retranchés dans une forteresse pas loin du château de la fille de Kethry, la mère de Kerowyn, si vous avez tout suivi !
Ça m'a fait bizarre de retrouver Kethry et Tarma à ce stade-là de leur vie. En effet, à la fin des Parjures, elles allaient former leurs écoles, et Kethry et Jadrek allaient reformer le clan de Tarma grâce à leurs progénitures. Mais dans Par le fer, on n'a aucune info sur tout ce qu'il s'est passé par la suite, comment le clan a été construit, les différents enfants de Jadrek et Kethry, et ça me manque beaucoup. Il y a un grand vide, qui j'espère sera comblé par le troisième tome des Serments et de l'honneur, Oathblood, qui n'a pas été traduit en français... On sait que Jadrek est mort, mais on ne sait pas la raison. Je me précipiterai donc bientôt sur Oathblood, et j'espère que lire Mercedes Lackey en anglais ne sera pas trop difficile.

Le livre est divisé en trois livres, qui relatent trois différentes époques pour Kero. La première est celle de sa jeunesse, du massacre du mariage, jusqu'à la fin de son entrainement par Tarma. Ensuite, c'est la période où elle est mercenaire. Et à la fin, c'est celle où elle est la capitaine de son clan de mercenaires. J'aime bien découvrir l'évolution de cette héroine à travers ces trois parties, de voir comme elle change au fur et à mesure de sa vie.
Ce que j'aime bien chez Mercedes Lackey, c'est aussi que parfois, on a l'impression de lire un Harlequin. Bon, je n'ai jamais lu d'Harlequin, mais je connais le principe de ces livres ! Et dans Par le fer, j'aime bien comment Mercedes Lackey relate les histoires amoureuses entre les personnages. Et il y a un moment, les relations entre Kero et Eldan, me font vraiment penser à un roman Harlequin. Et j'avoue que j'aime ça ! Mais bon, ici pas de gnangnan, c'est bien quoi !
Ce que j'ai aussi apprécié dans ce tome-là, c'est que l'on retourne à Valdemar, et il y a même une collaboration avec les Hérauts. Nous retrouvons aussi un personnage qui était présent dans la Trilogie des flèches, et j'aime beaucoup. Retrouver les Hérauts et les compagnons, j'ai adoré !
J'ai eu peur sur la fin, car il ne restait plus qu'un ou deux chapitres, et j'avais l'impression qu'il y avait encore tellement de choses à dire, que jamais tout ce que je voulais savoir ne serait éclairci avant la fin du livre. Et je crois d'ailleurs qu'avec chaque livre de Mercedes Lackey que j'ai lus, ça m'a fait ce coup-là. Mais comme toujours, nous avons le fin mot de l'histoire. Et la fin de ce livre, je l'adore vraiment ! J'aime comment tout se goupille pour que Kero puisse rester avec Eldan, ce qu'elle est devenue... Bref, j'adore.

Seul petit bémol à la lecture de ce livre : durant les combats que mène la compagnie de mercenaires de Kero, parfois ça m'a un peu ennuyée. Mais ça c'est vraiment à cause de moi, je ne suis pas vraiment fan des grosses bastons et batailles qui durent pendant des plombes. Mais ça reste tout de même correct hein, j'ai connu pire en longue bataille !

Donc voilà, je n'ai plus qu'à lire Oathblood à présent, en espérant que ça va répondre à toutes les questions que j'ai par rapport aux zones de blanc qu'il y a entre la fin des Parjures et le début de Par le fer. Je veux savoir ce qu'il s'est passé dans la vie de Tarma et de Kethry entre ces deux moments-là !

Note : 4/5

Autre commentaire
Voici le lien de l'article de Miss Mopi sur ce livre de Mercedes Lackey.

Cette chronique de lecture est originellement parue le 14 novembre dans Mes lectures de l'imaginaire, blog sur lequel vous pouvez lire d'autres articles de Marion.
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10 août 2009 1 10 /08 /août /2009 13:25
La faune de l'espace / Alfred Elton Van Vogt
J'ai Lu (SF) ; 308 pages
ISBN 978-2290332351 ; 2003
978-2277123927 (pour l'édition de 1999)

Une expédition composée de scientifiques et de militaires explorent l'espace à bord d'une fusée, nommée le Fureteur.
En chemin, elle doit faire face à quelques animaux extraterrestres inconnus.

Voyons.
Difficile de résumer ce livre mais ces quelques questions vous donneront une idée de cette oeuvre de Van Vogt, auteur incontournable de science-fiction.

Les Terriens sont-ils les êtres supérieurs comme ils semblent le croire ?
Scientifiques et militaires peuvent-ils s'entendre ?
Sommes-nous seuls dans l'univers ?
Et si la force passait par les mots et non par les armes ?
Quel est l'avenir de notre monde ?

Chaque décision à bord de la fusée est discutée et argumentée.
Alors, comme dans de la « SF pure », il y a de la science, de la science et... de la science.
Moi, je suis nulle en science, pourtant, j'ai presque tout compris !

Cette chronique de lecture est originellement parue dans Bookcrossing, site sur lequel vous pouvez lire d'autres articles de Bilbi, ainsi que sur son blog Livres etc.
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4 juin 2009 4 04 /06 /juin /2009 07:51
Cordelia Vorkosigan - Lois McMaster Bujold
J'ai lu - SF, 1994, 317 pages
ISBN 2-290-03687-0
Traduit de l'américain par Michel Deutsch

« La guerre... Stupide, inévitable. Mauvais endroit, mauvais moment, mauvaise cause. Même l'uniforme n'est pas le bon : Cordelia Naismith, des forces expéditionnaires de Beta, se retrouve en pleine bataille interplanétaire, alors qu'elle a toujours sur le dos sa vieille combinaison d'astronaute. Et voici qu'elle est tombée entre les mains des Barrayarans. Qui plus est, entre celles de son pire ennemi, lord Vorkosigan, alias le « boucher de Komarr ». Cet homme, elle devrait le haïr ; pourtant, elle est troublée.
Que va-t-il faire ? La tuer ? Non. Alors que le conflit fait rage, il lui propose... le mariage ! De ces deux êtres que tout oppose dépend l'avenir de deux peuples. Et de l'univers. Mais quel est le vrai moteur du monde ? L'amour, ou la guerre ? »

Bon, une fois lu le résumé puis le titre - ou inversement, je pense que le suspense ne survit pas très longtemps : oui, ils se marient à la fin (après tout ils sont destinés à donner naissance à celui qui sera si je ne me trompe pas deux livres plus tard LE héros de la saga, Miles Vorkosigan).

Le livre étant plutôt court, on rentre très vite dans l'action, tout comme les personnages principaux qui se retrouvent à devoir faire un bout de chemin ensemble, l'une étant la prisonnière de l'autre. On va découvrir assez vite en même temps que Cordelia que la réputation de « boucher de Komarr » d'Aral Vorkosigan n'est pas justifiée et qu'il est au contraire, tout comme elle, une personne d'honneur. Le titre original, Shards of honor, est d'ailleurs beaucoup plus proche de l'essence du livre, puisque la question de l'honneur est au centre même des relations de Cordelia et d'Aral entre eux, mais également avec les autres. C'est la première chose qui les rapproche et leur permet de se comprendre.

Bref, les personnages sont très attachants, pour Aral encore un peu mystérieux, certaines choses de son passé sont suggérées et donnent envie d'en savoir plus - et sa déclaration d'amour est inoubliable ^^

Le lien entre ces deux là est très beau, très fort et absolument pas niais, ce qui est très agréable, les deux n'étant pas non plus représentatifs des stéréotypes de héros jeunes/forts/sans peur et sans reproches :)

Bon, je ne veux pas donner l'impression non plus que ce n'est qu'une histoire d'amour, c'est quand même aussi et surtout le premier tome d'une longue saga de SF, donc on a des voyages spatiaux, des informations sur les systèmes politiques de la colonie Bêta, d'où vient Cordelia et surtout de Barrayar, d'où est originaire Vorkosigan puisque l'on est plongé directement dans un complot trâmé par l'Empereur en personne, avec couloir de navigation, blocus, invasions et j'en passe.

La politique barrayarane (je crois qu'on dit comme ça) est un véritable nid de vipères et la fin laisse présager que l'on aura l'occasion d'en découvrir tous les détails par la suite ^^

Bref, le premier tome remplit parfaitement sa mission : les bases sont posées, on a envie de suivre les personnages et de savoir comment ça va tourner pour eux par la suite et aussi d'en découvrir plus sur l'univers auquel ils appartiennent.

Seul bémol, certains tomes sont difficiles à trouver actuellement en français, notamment le tome 2, Barrayar et, suite à quelques petites recherches, vu le prix plus qu'attractif (moins de 6 €) des éditions américaines, je pense que je vais pour ma part me procurer les livres directement en VO.

« - Vous voulez que je vous dise ? Vous aimez la politique - sur Barrayar tout au moins. Peut-être parce que chez vous, elle ressemble à s'y méprendre à ce qu'ailleurs on appelle la guerre. » (page 103).

« - Je ne le hais pas. Mais je ne suis pas non plus en adoration devant lui. (Cordelia observa un moment de silence avant d'ajouter en regardant sa mère droit dans les yeux :) Mais quand il se coupe, je saigne. » (page 232).

« - Quel remarquable stratagème ! dit Mehta d'une voix rêveuse. Un roman d'amour servant de couverture à un réseau d'espionnage ! J'aurais peut-être moi-même marché si les deux intéressés avaient été plus crédibles.
- En effet, approuva Cordelia avec affabilité, bien qu'elle bouillît intérieurement. Un homme de quarante-quatre ans qui tombe amoureux comme un jouvanceau, c'est assez peu courant. » (page 249).

Cette chronique de lecture est originellement parue le 3 juin dans La boîte de Pandora, blog sur lequel vous pouvez lire d'autres articles de Pando.
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27 mai 2009 3 27 /05 /mai /2009 07:20
Bridge of Birds (La magnificence des oiseaux) de Barry Hughart

Une histoire aux couleurs « fantasy-esques » qui se déroule dans une Chine légendaire du IVe siècle, « une Chine Ancienne qui ne fut jamais » selon les termes de l'auteur, un protagoniste qui répond au nom étrange mais non moins amusant de Boeuf Numéro Dix, son compère, non moins intrigant, un sage alcoolique (!!!), une enquête, des aventures, une histoire de princesse, de l'humour, un titre plein de charme et de poésie, le tout imaginé par un Américain, il ne m'en fallait pas plus pour attiser ma curiosité !

Quatrième de couv'
« Pour lutter contre une épidémie pour le moins singulière - puisqu'elle sait compter et ne touche que les enfants de son village - Boeuf Numéro Dix se rend à Pékin le jour de son dix-neuvième anniversaire. Là, il rencontre un vieil alcoolique, un sage qui bien des années auparavant fut célèbre sous le nom de Maître Li. De retour au village de Kou-Fou, tous deux découvrent sans mal que Fang le prêteur sur gages et Ma le Grigou ont empoisonné les enfants par erreur. Les deux coupables ont pris la fuite, mais il reste à guérir les enfants...
Ainsi commence la première enquête de Boeuf Numéro Dix et Maître Li, dans une Chine qui ne fut jamais, où la recherche de la Grande Racine de Pouvoir les conduira à briser la terrible malédiction qui pèse sur la princesse aux oiseaux...
Narrée avec beaucoup d'humour, récompensée par le World Fantasy Award 1985, cette aventure délirante - où les personnages principaux échappent à la mort à chaque chapitre - ravira autant les amateurs des enquêtes du juge Ti que les lecteurs assidus de Terry Pratchett. »

Il lui a fallu quand même 5 années de douce fermentation dans ma PAL avant que je ne trouve l'occasion de savourer les pages de ce roman, et quel plaisir de replonger dans l'univers merveilleux et magique de la Fantasy ! À noter toutefois, pour la petite anecdote, que lors de sa première parution en 1984, ce livre était sorti dans une collection de littérature générale, puis, le succès n'étant pas au rendez-vous et sur l'intervention d'Ann McCaffrey, écrivaine américaine de science-fiction et fan du livre, ce dernier a été réédité l'année suivante dans une collection de Fantasy et a rencontré un succès immédiat couronné du prestigieux World Fantasy Award.

Je me souviens d'un travail de rédaction que nous avait confié l'institutrice quand j'étais en primaire : on étudiait alors les mécanismes et les conventions des contes et l'on devait s'en inspirer pour en inventer un à notre tour. Ce n'était pas très compliqué, tout conte a un (ou plusieurs) héros avec des caractéristiques particulières définies à l'avance, ce dernier a toujours une quête, un ou plusieurs objets magiques et des épreuves sur son parcours.
En découvrant cette histoire, ce schéma m'est revenu en tête car l'intrigue a effectivement ce côté très convenu des contes en général, mais c'est dans l'art de narrer les événements et de captiver son public que l'on reconnaît le talent du conteur, et en cela, Barry Hughart n'en manque pas.

On s'attache très vite à nos deux compères qui n'ont rien des héros types des récits d'aventures. Boeuf Numéro Dix a sa jeunesse et de l'énergie à revendre mais peu d'expérience de la vie, Maître Li a des idées plein la calebasse et la sagesse des années mais un léger défaut de caractère, le tandem, atypique, est truculent, le récit est teinté d'un humour espiègle et ne manque pas de rythme, nos deux acolytes enchaînent les épreuves dans leur quête de façon presque parodique. J'ai apprécié la concision des descriptions concernant les déplacements, l'auteur se concentre sur l'action et c'est vraiment très appréciable, dans ce type de récit en tout cas, et quand il s'attèle aux descriptions, il nous plonge dans une Chine mythique dont on regrette presque qu'elle soit imaginaire.

J'ai été assez impressionnée aussi par le développement de cette intrigue qui commence par une histoire d'épidémie qui atteint les enfants d'un village, un événement relativement « banal », et qui mène à un magnifique conte de fée coloré de légendes et mythes chinois, avec un dieu amoureux d'une princesse (aaah quelle jolie histoire vraiment !).

Si, dans l'ensemble, j'ai suivi comme ça le récit sans être vraiment absorbée mais en passant tout de même un très agréable moment de lecture, c'est vers la fin, le dernier tiers du livre que j'ai commencé à réaliser la très belle histoire qui s'était dessinée sous mes yeux, la fin est superbe, digne d'un conte merveilleux. On réalise alors que rien n'a été laissé au hasard, que tout est à sa place dans cette intrigue subtilement développée, et ça donne envie de découvrir les autres tomes de cette série (ça tombe bien, j'ai les deux suivants dans ma PAL, The Story of the Stone et Eight Skilled Gentlemen - je pensais au départ que les trois tomes formaient une histoire unique mais en fait non).

À noter que l'auteur avait prévu 7 tomes, voire plus, mais des conflits éditoriaux lui auraient fait renoncer à l'écriture pour toujours.

Cette chronique de lecture est originellement parue le 24 mai dans Lecture sans frontières, blog sur lequel vous pouvez lire d'autres articles d'A Girl from Earth.

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26 mai 2009 2 26 /05 /mai /2009 07:46
La douleur de la terre de David Farland
Tome 1 des Seigneurs des Runes
Pocket - 628 pages

Résumé
Il existe un monde ancien où règne un étrange système de magie. Certains nobles peuvent s'approprier les Dons d'autres hommes : Intelligence, Force, Vue ou Odorat. Les plus puissants sont appelés les Seigneurs des Runes. En contrepartie, ils s'engagent à assurer la subsistance de leurs Dédiés et de leur famille.
Mais celui qu'on surnomme le Seigneur-Loup s'est également octroyé les Dons de certains animaux et rêve de prendre le pouvoir absolu sur le royaume. Face à lui, le jeune prince Gaborn est peu armé pour le combattre. Lui ne rêve que d'amour et d'une vie paisible sans magie...

« Les Seigneurs des Runes est une formidable saga de fantasy épique : lisez-la, vous ne l'oublierez jamais ! » Terry Brooks

Mon avis (court)

Afin de ne pas ennuyer les personnes qui ne voudraient connaître que mes impressions sans avoir envie de connaître plus de détails de l'histoire, j'ai décidé de faire deux « critiques », une plus courte et résumée, et l'autre plus développée qui explique mieux l'histoire pour ceux qui seraient plus intéressés.

J'ai donc mis pas mal de temps pour lire ce livre, non pas par manque de motivation, mais par manque de temps (pour changer !). Parce que j'ai vraiment beaucoup aimé ce livre, malgré quelques petits défauts. Avant de parler des points négatifs, commençons par les plus de ce livre.

Tout d'abord, ce qui fait la particularité de ce livre (et certainement de toute la série), c'est le système de magie qui est très original. Il s'agit d'un système de Dons faits d'un individu à l'autre (plus de détails dans l'avis du dessous). Non seulement c'est une magie que l'on n'a pas l'habitude de voir dans d'autres sagas, mais en plus elle est très bien expliquée, organisée et mine de rien très complexe.
En plus de cette originalité, Farland présente beaucoup les magies élémentaires (eau, feu et terre principalement) utilisées par des magiciens.
On trouve aussi plein de créatures imaginaires et originales. Un autre plus est qu'il y a beaucoup d'action, sans vraiment de temps morts. Ces 628 pages ne représentent que 5 jours de la vie de nos personnages. Et l'action commence dès le premier chapitre !

Un autre point positif, c'est la manière dont est narrée l'histoire. Chaque chapitre (ou presque) nous montre le point de vue d'un personnage différent, ce qui nous permet de découvrir un même évènement de plusieurs points de vue.

Passons au côté plus négatif. Ce qui me dérange le plus, c'est Gaborn. En effet, on voit vite que ce sera le jeune qui devra sauver le monde, qui devient de plus en plus puissant au fil du temps et ce malgré lui... On voit que sa part de responsabilité va être cruciale dans la lutte contre le mal. Et il est trop « trop bon », ses pensées sont toutes positives, il n'a aucune mauvaise intention, tout ce qu'il veut c'est le bien des gens qui l'entourent. En gros, il est une sorte d'« Élu », ce qui fait un peu trop Fantasy cliché à mon goût.

Malgré ce petit défaut, j'ai beaucoup aimé ce premier tome et c'est sans hésitation que je me lancerai dans la suite.

Mon avis (plus développé)

Contrairement à la plupart des autres séries que j'ai lues, dans celle là, l'action commence dès le début. Le premier chapitre (d'à peine 6 pages) ouvre le livre sur l'arrivée d'espions envoyés par l'ennemi au château Sylvarresta. Chaque chapitre (en général) prend le point de vue d'un personnage différent (un peu comme dans les Aventuriers de la mer). J'aime beaucoup cette manière de décrire l'histoire, on se rend ainsi compte de la perception des différents personnages pour un même évènement. On voit également la différence entre ce qu'ils pensent et ce qu'ils font paraître d'eux.

On découvre vite qui sont les « gentils » et qui sont les « méchants », et surtout LE méchant tout puissant et LE gentil en phase de devenir tout puissant, comme dans pas mal de livres Fantasy.
Gaborn, le jeune fils du roi Mendellas Orden, a fait le voyage vers le château Sylvarresta afin de faire la cour à la princesse Iomé dans l'espoir de l'épouser. Le roi Orden (le père de Gaborn) et le roi Sylvarresta (le père d'Iomé) étant de grand amis, ils avaient dans l'espoir d'unir leurs deux enfants.

C'est donc ainsi que Gaborn s'est retrouvé mêlé à la bataille contre le puissant Raj Ahten. Il va très vite découvrir que son destin est de le détruire de ses propres mains.

Jusqu'ici on pourrait donc penser que cette saga est des plus classiques. Sur le fond, ce n'est pas faux. Mais ce qui fait toute son originalité, c'est le système de magie créé par Farland. En effet, il est basé sur un système de « Dons » faits par les souverains à leurs seigneurs ou combattants, en échange d'une promesse de protection de cette personne et sa famille.
Afin de mieux comprendre, je vais vous donner un exemple : une famille de paysans pauvres peine à survivre avec le peu de moyens qu'ils ont pour vivre. Un membre de la famille décide donc de faire un Don à son seigneur afin de récolter de l'or et une protection. On détermine ensuite quelle « capacité » est la plus présente chez le paysan. Il peut s'agir de la Vue, d'Odorat, d'Ouïe, de Charisme ou même d'Endurance, de Force, d'Intelligence, d'Agilité ou de Métabolisme. Si on fait don de sa vue, on devient aveugle, et la personne recevant le don voit sa vision s'accroître. Un don d'ouïe rend sourd le « Dédié » (c'est comme ça qu'on appelle la personne offrant son attribut) et augmente celle du seigneur ou du combattant recevant le don. Celui de Force enlève toute capacité de se tenir debout, voire même de bouger, celui d'intelligence fait perdre la mémoire et rend complètement idiot, celui de charisme rend laid, etc.
Pour en revenir à mon exemple : on va dire que l'attribut le plus marqué de notre paysan est la force, une fois que le don est effectué, celui-ci ne pourra plus rien faire tant que son Seigneur sera en vie, mais en échange, sa famille pourra à nouveau vivre dans l'aisance. À côté, le Seigneur va se retrouver plus fort.
Évidemment, les Dons sont cumulables et il n'y a apparemment aucune limite de quantité. On appelle « Seigneur des Runes » quelqu'un ayant reçu un grand nombre de dons. Un Seigneur-Loup est quelqu'un qui a pris des attributs d'animaux (comme Raj Athen par exemple).
Voilà donc le « petit » résumé de ce système de magie, qui fait preuve d'une grande complexité (il y a d'autres « trucs » possibles avec ces dons, mais je ne veux quand même pas tout vous dévoiler ).

En plus de ce système de magie très original (et pervers, il faut bien l'avouer) et bien pensé, Farland utilise également beaucoup les magies élémentaires (eau, feu et terre principalement) à travers des magiciens.
Ce premier tome fait également apparaître plein de créatures imaginaires ainsi que de belles batailles épiques. On y trouve donc un peu de tout (sauf peut-être des elfes ^^) ce qu'on peut trouver dans la Fantasy.

Comme je l'ai dit au début, l'action commence très vite, ce premier tome n'est pas vraiment un tome pour poser les bases de l'histoire, comme par exemple dans l'Assassin royal, la Tour sombre, les neufs princes d'Ambre, etc., mais l'action est présente tout au long du livre. Et ce n'est pas pour autant que les explications sont mises de côté, on comprend très bien le système de Dons, les alliances des différents royaumes, etc. Et c'est un très bon point, au moins, on ne s'ennuie pas.
Et d'ailleurs, ces 628 pages ne couvrent que 5 jours de la vie de nos héros ! Pourtant, on n'a pas le temps de s'ennuyer. J'avoue, j'ai mis (très) longtemps pour lire ce livre, mais ce n'était en aucun cas par manque d'envie mais bien par manque de temps, comme toujours.

Certains personnages sont très intrigants et intéressants (Borenson, Binnesman, les spectres, Jureem...) mais d'autres plus énervants (surtout Gaborn à vrai dire, trop parfait).

Comme dit plus haut, j'ai beaucoup aimé ce premier tome et je lirai sans aucun doute la suite malgré un héros trop parfait ^^

Ma note : 8 / 10

Cette chronique de lecture est originellement parue le 21 mai dans Carnet de lectures, blog sur lequel vous pouvez lire d'autres articles de Iani.

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6 avril 2009 1 06 /04 /avril /2009 15:33

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Dont Québec : Joël CHAMPETIER, Patrick SENECAL (Je n'ai pas encore tout trié donc d'autres auteurs québécois sont certainement ci-dessus...)


États-Unis

Kevin J. ANDERSON, Isaac ASIMOV (né en Russie), Carol BERG, Alfred BESTER, Ray Douglas BRADBURY, Terry BROOKS, Christopher R. BUNCH, Edgar Rice BURROUGHS, Jim BUTCHER, Jacqueline CAREY, James CLEMENS, David B. COE, Philip K. DICK, Harlan Jay ELLISON, David FARLAND, Philip Jose FARMER, Raymond E. FEIST,  Lynn FLEWELLING, William R. FORSTCHEN, Michael GERBER, Christopher GOLDEN, William GOLDMAN, Terry GOODKIND, Ken GRIMWOOD, Karen HABER, Joe HALD(E)MAN, Edward Everett HALE, Harry HARRISON, Kim HARRISON, Nathaniel HAWTHORNE, Robert Anson HEINLEIN, Frank HERBERT,  Robin HOBB, Robert Ervin HOWARD, Washington IRVING, Henry JAMES, Robert JORDAN, David EDDINGS, Daniel KEYES, Stephen KING, Fritz LEIBER, Howard Phillips LOVECRAFT, Scott LYNCH, Robert McCAMMON, Lois MCMASTER BUJOLD, John MARCO, George R.R. MARTIN, Richard MATHESON, Richelle MEAD, Elizabeth MOON, Chris MORIARTY, Linda NAGATA, Edgar Allan POE, Frederik POHL, Robert REED, Kristine Kathryn RUSCH, Orson SCOTT CARD, Robert SILVERBERG, Clifford Donald SIMAK, Dan SIMMONS, Craig SPECTOR, Neal STEPHENSON, Alfred Elton VAN VOGT, Roger Joseph ZELAZNY, Marion ZIMMER BRADLEY

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6 avril 2009 1 06 /04 /avril /2009 15:31
Canada et États-Unis ici.


Argentine

Federico ANDAHAZI, Javier ARGUELLO, Juan Jacobo BAJARLIA, Adolfo BIOY CASARES, Liliana BODOC, Jorge Luis BORGES, Julio CORTÁZAR, Diego ESCARLON, Néstor Dario FIGUEIRAS, Carlos GARDINI, Eduardo GOLIGORSKY, Angelica GORODISCHER, Sergio Gaut vel HARTMAN, Leopoldo LUGONES, Ines MALINOW, Magdalena MOUJAN OTANO, Silvina OCAMPO, Victoria OCAMPO (AGUIRRE), Michel OTANO, Hector Horacio OTERO


Brésil

Lygia BOJUNGA NUNES, Andre CARNEIRO, Roberto DE SOUSA CAUSO


Chili

E. ALDUNATE BEZANILLA, Pablo A. CASTRO, Hugo CORREA, Pablo Castro HERMOSILLA, Alejandro JODOROWSKY, Rodrigo JURI


Colombie

Gabriel GARCIA MARQUEZ, Antonio Mora VELEZ


Cuba

Angel ARANGO, Daína CHAVIANO, Vladimir HERNANDEZ, Oscar HURTADO, Virgilio PINERA, YOSS


Guatémala

G.C. EDMONDSON


Jamaïque

Nalo HOPKINSON


Mexique

Juan-Jose ARREOLA, Maria Elvira BERMUDEZ, Carlos FUENTES, Roberto LOPEZ MORENO, Gabriel Trujillo MUNOZ, Amado NERVO, Eduardo Antonio PARRA, Juan RULFO, Mauricio-Jose SCHWARZ


Uruguay

Roberto BAYETO, C. FEDERICI, Horacio QUIROGA, Armonia SOMERS

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