Jeudi 12 mai 2011 4 12 /05 /Mai /2011 12:16

ContesChinois.jpg Contes chinois, de Collectif

illustrations Renanta Fucikova
Gründ, 541 pages, 14,95 €, ISBN 978-2-7000-1686-4

Synopsis
Connaissez-vous l'histoire du festival de pipeaux ou de la grenouille qui devient empereur ? Avez-vous entendu parler de Lu ban, premier maître des charpentiers ?
Pour rencontrer ces personnages fantastiques et découvrir leurs incroyables histoires, ouvrez grand les oreilles et écouter la voix du conteur chinois...

Mon avis
C'est dans le cadre du challenge des Littératures de l'imaginaire sur les 5 continents que j'avais craqué sur cet imposant livre de contes, n'y connaissant fichtre rien en littérature de l'imaginaire asiatique.
Apprenant il y a peu que ledit challenge fermait ses portes aux inscriptions, je me suis donc dit qu'il faudrait aussi penser à avancer de mon coté, voilà donc chose faite.

J'ai aimé/J'ai adoré
- la couverture « tape-à-l'œil » rouge avec son dragon et son titre mettant toute suite les choses en place : la Chine !
- les divers contes, étant friande de ce genre d'histoires, je ne pouvais pas me refuser d'élargir mes connaissances avec ces 22 contes.
- les illustrations de Renata Fucikova présentes dans ce livre qui sont un vrai plus pour ce livre, elles sont totalement en harmonie avec le style et les descriptions, toutes très colorées comme le laisse entendre les différents textes.
- la carte en toute fin de livre, permettant de situer les différentes régions où se situent les contes (au début de chaque conte il est noté juste en dessous du titre de quelle région le conte est originaire).

Je n'ai pas aimé/J'ai détesté
- le format : le papier et la couverture sont épais et le livre est sous la forme d'un pavé presque carré, avec une tranche de plus de 4 cm, c'est donc difficile à prendre en main. Peut-être qu'en le faisant plus grand et moins épais il aurait été plus maniable mais il y aurait sans doute eu moins d'illustrations [le pour et le contre] et je n'aurais pas été contre un petit ruban (rouge) accroché à la tranche pour faire un marque-page [mais là c'est du chipotage puisqu'il y a une jolie table des matière en début de livre].

Je regrette
- hormis le détail précédent en « je n'ai pas aimé », rien du tout.

En conclusion
Un livre riche par ses histoires que je ne connaissais absolument pas, des illustrations pleines de couleurs dans la tradition des dessins chinois, mais un volume encombrant qui peut être gênant (là je pense surtout aux mamans qui lisent des contes avant de coucher leurs enfants ^^).

Ce livre a été lu dans le cadre du challenge Littératures de l'imaginaire sur les 5 continents - 4/5.

Bonne lecture,
Bulle de Neige

Cette chronique de lecture est originellement parue le 15 avril 2011 dans Bulle de livre, blog sur lequel vous pouvez lire d'autres articles de Snow.

Par Snow - Publié dans : Asie - Communauté : Nos contes préférés
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Vendredi 8 avril 2011 5 08 /04 /Avr /2011 17:55

Crossfire.jpg Ceci est ma dernière note de lecture pour le challenge Littérature de l'imaginaire sur les 5 continents. Celui-ci est maintenant terminé. Retrouvez toutes les chroniques sur la page dédiée.

Crossfire, de Miyuki Miyabe
Éditions Philippe Picquier, 2008, 568 pages, ISBN 2-8097-0045-9
Genre : Policier fantastique

L'auteur
Miyuki Miyabe est née en 1960 à Tokyo.
Elle devient un des auteurs phare de la littérature policière nippone en publiant Une carte pour l'enfer (titre original « Kasha » – 1992), roman le plus lu jusqu'à aujourd’hui de l'archipel. Celui-ci lui permet d'obtenir en 1993 l'équivalent du prix « Goncourt du policier ».
La même année paraît au Japon La librairie Tanabe, recueil de nouvelles narrant les aventures de M. Iwa et de son neveu, propriétaires d'une librairie et détectives amateurs.
Crossfire, quant à lui, est édité (au Japon) en 1998 puis ce fut Du sang sur la toile en 2001. Ces romans reposent tous sur les ingrédients : enquête classique, thriller psychologique, romance amoureuse sur fond de récit fantastique et de critique sociale.
Mais en 2004, la romancière décide d'élargir son horizon et sort la trilogie de Brave story relevant plus du genre fantasy. Celle-ci a d'ailleurs fait l'objet d'une adaptation en une série de 19 volumes par le dessinateur Yôichiro Ôno la même année et en film d'animation deux ans plus tard. (Source : site Nautiljon).

L'histoire
La jeune et jolie Aoki Junko possède un don extraordinaire, celui de déclencher le feu à volonté. Elle commence à utiliser son pouvoir pour rendre la justice et punir les criminels violents. Ses exécutions attirent l'attention des Anges Gardiens, une organisation de vigilance secrète qui voudrait l'enrôler. Et le service des incendies criminels de la police de Tôkyô se met à sa recherche.
Au fil de son enquête, l'inspecteur Ishizu Chikako, une femme patiente et déterminée, voit sa vision du monde bouleversée. Tandis que Junko, poursuivant ses raids fiévreux et brutaux sur Tokyo, se pose de plus en plus de questions sur le bien-fondé de sa croisade contre le mal...
(source : 4e de couverture)

Mon avis
Bien sûr, pour les fans de Stephen King comme moi, on ne peut lire ce roman sans penser à Charlie. D'ailleurs, la romancière y fait allusion par un « clin d'œil » lors d'un dialogue entre Ishizu Chikako et son adjoint :
« - Soit. Mais si par exemple, parce que ça me vexe de vous voir rire de moi, je vous fixe d'un regard hostile et que j'enflamme vos cheveux...
Il vira du rire à la franche colère :
- Arrêtez, on dirait un roman de Stephen King ! ».
Mais, si on retrouve ici le côté paranormal ainsi que les manigances pouvant atteindre les plus hautes instances, à travers l'organisation des Anges Gardiens, on est quand même loin de l'ambiance « thriller angoissant » des romans de ce dernier.
En fait, Crossfire est un policier de facture très classique, bien écrit et prenant mais où la part « fantastique »  n'est pas mise plus en avant que les autres thèmes du livre que sont la condition des femmes japonaises, le portrait sociologique du Japon contemporain ou encore le débat sur la peine de mort.
C'est, du reste,  ces derniers qui m'ont le plus interpellée dans cette histoire.
Connaissant très peu le Japon, j'ai découvert ici une société très codée, hiérarchisée ou la maîtrise de soi est une aptitude obligatoire... Mais, derrière cette « façade » se cache bien souvent une grande violence. Chez les « voyous », bien sûr, mais aussi chez les « justiciers » et jusque dans le quotidien bureaucratique de l'inspecteur Ishizu.
Rien que pour essayer de comprendre ce Japon-là, le livre vaut le détour.
Quant à l'intrigue, si elle ne m'a pas paru des plus originales (bon, c'est vrai qu'après tous les S. King, il est plus difficile de trouver une histoire de paranormal originale :D ), elle n'en est pas moins très intéressante et ce livre se dévore sans problème d'une traite.
En tout cas, j'ai apprécié de découvrir la littérature japonaise par un autre biais que les mangas même si ce genre me plaît aussi.
Il y a d'ailleurs, sur le même thème du « justicier » aux pouvoirs absolus qui cherche à éradiquer le mal et en devient une part importante, Light Yagami, le jeune héros de Death Note que j'ai beaucoup aimé.
Bonne lecture et à bientôt.

Cette chronique de lecture est originellement parue le 4 avril 2011 dans Lucille a dit, blog sur lequel vous pouvez lire d'autres articles de LucilleAnne.

Par LucilleAnne - Publié dans : Asie - Communauté : La bibliothèque
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Lundi 4 avril 2011 1 04 /04 /Avr /2011 19:08

Par manque de temps, je n'ai pas fait de bilan pour les mois de janvier-février-mars 2011, voici donc un bilan trimestriel, vingt-deuxième et sûrement avant-dernier bilan (*) de ce blog et du défi.
(*) J'ai quand même prévu de faire un tout dernier bilan plus tard après que tous les participants aient donné leurs dernières notes de lecture ou signifié leur abandon.

Le blog
131 articles (dont 5 au premier trimestre 2011) ; 21 participants (15 filles et 6 gars) ; 22 liens
10 articles pour l'Afrique, 18 pour l'Amérique, 15 pour l'Asie (dont un divisé en 6 articles), 22 pour l'Europe (dont un hors-défi) et 17 pour l'Océanie (dont un divisé en 3 articles)
11 pages ; 7 autres articles
En janvier : 369 visiteurs ont vu 540 pages (1 commentaire) ; 4 inscrits à la newsletter
En février : 347 visiteurs ont vu 544 pages (pas de commentaires)
En mars : 394 visiteurs ont vu 566 pages (2 commentaires)

Provenances des visiteurs : Algérie, Allemagne, Andorre, Angleterre, Arabie Saoudite, Argentine, Australie, Autriche, Belgique, Bénin, Bolivie, Botswana, Brésil, Bulgarie, Burkina Faso, Cameroun, Canada, Chili, Chine, Colombie, Congo/Kinshasa, Corée du Sud, Côte d'Ivoire, Croatie, Cuba, Danemark, Djibouti, Dominicaine (République), Égypte, Espagne, États-Unis, Finlande, France (dont Guadeloupe, Guyane Française, Martinique, Nouvelle-Calédonie, Polynésie française, Réunion, Saint Pierre et Miquelon), Grèce, Haïti, Honduras, Hong Kong, Hongrie, Inde, Iran, Irlande, Israël, Italie, Japon, Kowait, Liban, Luxembourg, Macédoine, Madagascar, Mali, Maroc, Maurice (île), Mauritanie, Mexique, Moldavie, Monaco, Niger, Nigéria, Norvège, Nouvelle-Zélande, Pakistan, Pays-Bas, Pérou, Pologne, Porto Rico, Portugal, Roumanie, Russie, Sénégal, Serbie, Singapour, Slovaquie, Suède, Suisse, Tchèque (République), Thaïlande, Togo, Tunisie, Turquie, Ukraine, Uruguay... Un véritable succès donc, puisque le blog et le défi ont été vu sur les 5 continents !

Ils ont terminé le défi, bravo à eux !
En 2010 : Catherine, Lee Rony, Sylvie.
En 2011 : LucilleAnne (sa dernière note de lecture se met en ligne aujourd'hui sur son blog).

Vont-ils finir le défi ?
A Girl from Earth, Bilbi, Constance, Frédéric, Gaspara, Iani, Jeff, Johan, Lady Scar, Lelf, Marion, Pando, Phooka, Pogo, Ryû, Snow.

Le défi se termine aujourd'hui mais tous les participants qui veulent finir le défi en continuant de publier leurs notes de lecture peuvent le faire (merci de m'envoyer un mail pour me prévenir de la parution comme d'habitude).
Si vous avez publié une note de lecture et que vous avez oublié de me prévenir, pas de problème, vous pouvez le faire maintenant et je la rajouterai (si ça se trouve, vous avez terminé le défi et je ne le sais pas !).
Si - comme JC qui a dû se désister peu après son inscription - vous ne souhaitez pas terminer le défi (quelles qu'en soient les raisons), il vous suffit de me le dire par mail ou en commentaire.

4 avril 2009 - 4 avril 2011
Il y a deux ans, le défi débarquait ! Il a eu moins de succès que son grand frère, Littérature policière sur les 5 continents, mais il a bien vécu.
Je remercie la vingtaine de participants, et tous ceux qui en ont parlé autour d'eux et sur leur blog.
Un grand, grand merci à vous tous car sans vous le défi n'aurait tout simplement pas existé !

Par Catherine - Publié dans : Bilans et statistiques - Communauté : Autres Mondes...
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Jeudi 24 mars 2011 4 24 /03 /Mars /2011 18:15

ContesMaghreb.jpg Contes du Maghreb (collectif)
Safrat - Lire c'est Partir, 2003, 126 pages

Synopsis
Voici neuf contes traditionnels des pays du Maghreb dans lesquels tu découvriras un univers inattendu et merveilleux, peuplé d'ogresse, de singe malicieux, de princes et de princesses aux aventures périlleuses et de sultans redoutables.

Mon avis
Voilà un moment que ce minuscule livre trainait dans ma PAL et me rappelant que j'avais un challenge sur les 5 continents, je me suis dit qu'il faudrait peut-être un peu avancer (en effet j'ai découvert que le challenge s'arrêtait au 4 avril 2011) et que ça tombait bien, il me fallait un livre à lire en vraiment pas lontemps, parce que oui ça m'arrive d'avoir envie de lire qui se lise en pas longtemps ^^). Armée de mon livre, je monte dans le train pour un double voyage : aux pays des contes et sur les rails...

J'ai aimé/J'ai adoré
- découvrir des contes de cette contrée si proche mais si lointaine : un conte reste un conte mais les bonnes fées sont remplacées par des ogresses, les magiciens par de vieux sages, les princes charmants par des fils de sultans, mais la fin est toujours celle d'un conte ^^
- voir que je connaissais déjà un conte sur les neuf (Aïcha la cendrée)
- l'édition Lire c'est Partir qui nous permet de découvrir des choses intéressantes à tout petit prix : il faut donc en profiter ^^ (perso, je trouve leurs livres dans ma bouquinerie préférée au rayon jeunesse ^^ et j'aime beaucoup cette édition qui permet pour trois fois rien de faire découvrir la lecture aux plus jeunes !).

Je n'ai pas aimé/J'ai détesté
- un des contes parce qu'il ressemblait trop au conte du Chat Botté qui a bercé mon enfance (mais bon qui a copié sur qui ?).

Je regrette
- de ne pas avoir eu droit à plus de contes du Maghreb, j'aurais voulu découvrir encore d'autres contes typiques, avec des ogresses et grignoter des gateaux de semoule au miel en même temps ^^

Cette chronique de lecture est originellement parue le 20 mars 2011 dans Bulle de livre, blog sur lequel vous pouvez lire d'autres articles de Snow.

Par Snow - Publié dans : Afrique - Communauté : Nos contes préférés
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Mardi 22 mars 2011 2 22 /03 /Mars /2011 20:37

JoutesImaginaire2011.jpg Message de Mino aux membres de la communauté Fantasy et science-fiction

 

Bonjour à toutes et tous,

 

Un petit message pour vous indiquer que le concours de nouvelles des Joutes de l'imaginaire 2011 a commencé hier. Comme le précédent, ce concours vous est proposé en partenariat avec le blog Ascadys.

 

Il se déroule du 21 mars au 20 juin 2011. Alors n'hésitez pas à participer ou à diffuser l'info.

 

Cette année, les textes soumis devront s'inspirer d'un (et seulement d'un) des cinq thèmes suivants :

 

A. Homo Superior ? : Que se passerait-il si, demain, un désastre mettait fin à la domination humaine sur Terre ?

 

B. Civil War : 1865, un événement lors de la Bataille d'Appomattox Court House met fin à la guerre de Sécession de manière inattendue, bouleversant l'avenir des futurs États-Unis... et du monde.

 

C. Sur les traces du passé : Des archéologues, des aventuriers découvrent les vestiges d'une civilisation avancée, bouleversant ainsi nos croyances et peut-être notre futur...

 

D. Entre rêve et réalité : Où l'on se réveille ailleurs, différent, dans un monde semblable et pourtant autre, où la réalité et le rêve sont étrangement mêlés. Est-ce réel, est-ce un songe ? Quelle est l'explication à ce qui semble inexplicable ? Mais y a-t-il seulement une raison à l'irrationnel ?

 

E. Sous le ciel d'Endor : Le Seigneur des Anneaux... Nombreux sont ceux à l'avoir lu et adoré mais qu'en serait-il si, un jour, certains lecteurs de ce roman se réveillaient en Terres du Milieu, en pleine Guerre de l'Anneau, qu'ils étaient les seuls à en connaître le dénouement mais que leurs actions pouvaient changer le destin des Peuples Libres et le sort du monde ? L'apprécieraient-ils toujours autant, alors que leur vie même serait en danger ?

 

Les nouvelles devront appartenir au genre des littératures de l'imaginaire (Science-fiction, Fantastique, Fantasy). Plusieurs catégories de littératures de l'imaginaire peuvent être mélangées si l'intrigue des textes l'impose (exemple : Science-fiction et Fantasy dans une même nouvelle). Les textes ne devront pas faire moins de 3 500 caractères (environ 550 mots ou 1 page en Times New Roman – police 12, espaces compris) et ne pourront pas dépasser 70 000 caractères (environ 11 000 mots ou 20 pages en Times New Roman – police 12, espaces compris).

 

L'auteur ayant remporté le concours verra sa nouvelle publiée sur le blog de chacun des membres organisateurs et diffusée sous format pdf dans les diverses communautés de blogs d'YmaginèreS.

 

Des questions ? N'hésitez pas à les poser à joutes.imaginaire@gmail.com.

 

Bonne chance à ceux qui participeront, Mino.

 

[Voilà, j'ai fait circulé l'info ! À vos crayons ! Ou clavier ! Catherine]

Par Mino - Publié dans : Autres articles - Communauté : Littératures de l'imaginaire
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Vendredi 11 février 2011 5 11 /02 /Fév /2011 17:27

VoleuseOmbre.jpg La voleuse sans ombre, d'Emily Gee
Bragelonne, 2009, 403 pages, ISBN 978-2-35294-264-1
Genre : Romantic Fantasy

L'auteur
Emily Gee est née en Nouvelle-Zélande, d'une mère bibliothécaire et d'un père romancier.
Elle fit des études de Sciences et voyagea pendant plusieurs années (Chine, Moyen-Orient, Scandinavie...) avant de se lancer dans l'écriture de son premier roman.
(source : Google / pour en savoir plus site de l'auteur en anglais)

L'histoire
Grâce à la magie qui coule dans ses veines, la jeune Melke sait se rendre invisible.
Un don partagé par son frère Hantje et qui ferait d'eux des voleurs hors pair, s'ils n'avaient renoncé à cet héritage et refusé de devenir de véritables « spectres » s'enrichissant grâce à des larcins faciles.
Pourtant, un matin, Hantje a franchi l'interdit. Tandis qu'il dérobait les trésors des salamandres, cruelles créatures avides d'or et de pierreries, il s'est fait capturer. En échange de la liberté de son frère, Melke doit à son tour enfreindre sa promesse et voler pour le compte des salamandres un collier détenu par les descendants d'une famille autrefois fière et puissante. Mais ce faisant, elle déchaîne sur eux une horrible malédiction.
Un insupportable dilemme commence alors pour Melke, tiraillée entre la vie de son frère et celle des gens qu'elle doit condamner pour le sauver...
(source : 4ème de couverture)

Mon avis
Bon, disons-le tout net, ce roman m'a laissée un brin perplexe...
Certes, il est agréable à lire avec un style d'écriture fluide. L'histoire est prenante même s'il n'y a pas énormément d'action et les personnages sont attachants. En fait, je l'ai lu en une journée...
Ce qui m'a un peu désorientée, c'est le « genre » de ce roman...
Je m'explique.
Au premier abord, on peut affirmer que l'on se trouve bien devant un roman de Fantasy.
Pour preuve, on y trouve de la magie, ici exprimée par les dons que peuvent avoir les humains (celui de guérir, de communiquer avec les animaux, de se rendre invisible...), qui fait partie de la vie quotidienne – même si en fait, seuls les personnages principaux on l'air d'en être doués. Tout le long du roman, je n'ai trouvé personne d'autre qui en présente le moindre signe – à par la malédiction pesant sur la famille Val Sere.
On y trouve aussi un bestiaire fantastique composé de 4 types (les Lamies, les Psaarons, les Griffons et les Salamandres) associés aux 4 éléments naturels (Terre, Eau, Air et Feu). Par contre, on ne sait trop quels rapports exacts ils entretiennent avec les humains à part ceux de les faire souffrir...
En fait, c'est justement ce qui change par rapport aux romans Fantasy que j'ai pu lire auparavant...
Ici, pas de carte, pas de représentation géographique précise de ce monde – tout juste sait-on qu'on se trouve dans la région de Bresse, territoire apparemment plutôt rural situé près de la mer, et que Melke et Hantje viennent de loin, d'une région appelée Stenrik, terre froide et rocailleuse.
De même, pas de description détaillée des sociétés qui le peuplent, de leurs croyances, de leurs dieux et de leur culture en général – on apprend seulement qu'à Stenrik, ils brûlent les « Spectres » (ceux qui ont le don d'invisibilité) alors que les « Bressois (?) » sont plus tolérants même s'ils trouvent cette magie méprisable.
En fait, en lisant ce livre, j'ai eu l'impression de regarder une photographie, un instantané où l'on voit relativement bien un lieu que l'on devine appartenir à un monde plus vaste mais sans avoir la possibilité d'en apprendre plus...
Mais en réalité, ce que j'ai ressenti au terme de ma lecture, c'est qu'avant d'être un roman de Fantasy, La voleuse sans ombre est surtout un roman d'amour – ceci sans aucun jugement péjoratif, la « Romance » étant un genre littéraire à part entière, très populaire quoique très peu respecté – où les « codes » de la Fantasy ne sont là que pour « encadrer » cette histoire qui aurait pu se passer n'importe où...
En effet, ici se sont les protagonistes principaux, leurs sentiments, leur psychologie qui sont mis en avant.
Bastian et Melke.
Il la déteste et la méprise les 2/3 du roman mais il apprend peu à peu à la connaître, notamment grâce à son chien Endal avec qui il peut communiquer et qui sait reconnaître les émotions humaines. Après qu'elle eu accepté de se sacrifier pour que soit levée la malédiction, celui-ci subit aussi mille tourments pour la sauver.
À la fin, il reconnaît qu'il éprouve une véritable affection pour elle, qui est bien sûr réciproque...
Liana (sœur de Bastian) et Hantje.
Elle l'a soigné sans le juger et grâce à son don qui lui permet de lire dans les cœurs, a apprit à l'aimer et le fait qu'il accepte de subir la torture du Psaaron à sa place n'a fait que renforcer ses sentiments...
Bien sûr, il ne se trouve pas digne d'elle, la repousse avant d'accepter son amour avec la bénédiction de Bastian.
On peut quand même être un peu déstabilisé par le hiatus entre les scènes de questionnements amoureux des protagonistes qui ont plutôt un style « fleur bleue » et les scènes des épreuves qu'ils doivent traverser qui sont un tantinet plus « hard » (viols, tortures...).
En conclusion, je dirais que pour un premier roman c'est plutôt une bonne surprise même si le genre « romantique » n'est pas mon préféré. Voici une histoire pleine de fraîcheur, de bons sentiments et résolument optimiste. On peut espérer que la partie « Fantasy » se développe au fur et à mesure de ses prochains livres...
E. Gee en a apparemment écrit deux autres mais je ne sais pas s'ils ont été traduits en français.

Cette chronique de lecture est originellement parue le 4 février 2011 dans Le petit monde de LucilleA, blog sur lequel vous pouvez lire d'autres articles de LucilleAnne.

Par LucilleAnne - Publié dans : Océanie - Communauté : Gardiens des Mondes Fantasy
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Lundi 31 janvier 2011 1 31 /01 /Jan /2011 14:27

TraverseeTemps.jpg La traversée du temps, d'après l'œuvre de Yasutaka Tsutsui
Character design : Yoshiyuki Sadomoto
Dessins : Ranmaru Kotone
Asuka, 2008, 196 pages, ISBN ISBN 978-2-84965-326-5

Ce manga est l'adaptation d'un long métrage d'animation japonais, lui-même adapté d'un roman.

Les auteurs
Yasutaka Tsutsui est un romancier et occasionnellement un acteur japonais. Il est né à Osaka le 24 septembre 1934. Il a vite montré un goût marqué pour la science-fiction et a eu la chance que le grand maître du mystère de la littérature nippone, Rando Edogawa, s'intéresse à son œuvre. Cette reconnaissance a affermi sa vocation et c'est devenu un des écrivains dominant de la scène littéraire japonaise. Il a déjà reçu de nombreuses récompenses pour ses romans. Mais, dans les années 90, à la suite d'attaques de divers groupes de pression qui lui reprochaient de ne pas être « politiquement correct », il décida de ne plus rien publier...
Yoshiyuki Sadamoto est né le 29 janvier 1962 au sud du Japon. Il fait des études de design industriel et souhaitait devenir professeur d'arts plastiques.
Durant ses études, il fait quelques mangas qui lui permettent de gagner le prix du meilleur mangaka débutant. Il travaille également à mi-temps pour des studios d'animation.
Après son diplôme, dans les années 80, il devient character-designer sur plusieurs projets d'animes dont La traversée du temps en 2006.
Ranmaru Kotone est le dessinateur du manga reprenant les personnages créés par Sadamoto.
(source : Wikipédia)

L'histoire
Makoto Konno est élève en première au lycée et est inséparable de son ami d'enfance Kôsuke Tsuda et du nouvel élève Chiyaki Mamiya.
Mais leur quotidien à tous les trois va être bouleversé lorsque Makoto va découvrir qu'elle est capable de voyager dans le temps...
(source : 4e de couverture)

Mon avis
Il a fallu, en premier lieu, surmonté le 'problème technique' propre à la lecture d'un manga - pour une personne qui en lit peu même si elle aime ça - qui est de lire les cases de droite à gauche et de commencer le bouquin par la 'fin', ceci pour apporter un minimum de cohérence à l'histoire.
Une fois le livre bien pris en main, on peut alors apprécier à sa juste valeur cette histoire de lycéenne qui peut remonter le temps à sa guise mais qui apprend aussi qu'il faut accepter d'en payer le prix...
C'est très poétique mais néanmoins très énergique... parfois, un peu trop.
J'ai trouvé, en effet, que certains aspects de l'histoire auraient mérité d'être développés pour faciliter la compréhension de l'intrigue que l'on a parfois du mal à suivre.
La transition entre  certaines scènes laissent un peu à désirer et la fin m'a carrément paru 'floue'.
Certes, ce livre m'a plu par ses dessins clairs aux traits agréables, par ses personnages attachants et expressifs et par le thème qui aurait pu donner lieu à une histoire un brin plus profonde.
Mais, ce petit côté 'résumé' où l'on a l'impression qu'il faut que l'histoire tienne sur un nombre de pages précis quitte à ce que son déroulement en soit affecté, m'a laissée sur ma faim.
Ainsi, je ne suis pas sûre d'avoir réellement saisi tous les tenants et aboutissants de l'histoire, ce qui est un peu frustrant.
Peut-être aurait-il fallu lire le roman avant...

Cette chronique de lecture est originellement parue le 29 janvier 2011 dans Lucille a dit, blog sur lequel vous pouvez lire d'autres articles de LucilleAnne.

[Lien vers le nouveau blog de LucilleAnne]

Par LucilleAnne - Publié dans : Asie - Communauté : Littératures de l'imaginaire
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Vendredi 31 décembre 2010 5 31 /12 /Déc /2010 13:39

Voici le vingt-et-unième bilan de ce blog et du défi.

Le blog
127 articles (dont 2 en décembre) ; 21 participants (15 filles et 6 gars) ; 21 liens
9 articles pour l'Afrique, 18 pour l'Amérique, 14 pour l'Asie (dont un divisé en 6 articles), 22 pour l'Europe (dont un hors-défi) et 16 pour l'Océanie (dont un divisé en 3 articles)
11 pages ; 6 autres articles
388 visiteurs ont vu 548 pages (pas de commentaires) ; 4 inscrits à la newsletter

Provenances des visiteurs : 28 % provenance directe, 2 % communauté plateforme, 15 % provenance externe, 55 % moteurs de recherche - Algérie, Allemagne, Angleterre, Arabie Saoudite, Argentine, Australie, Autriche, Belgique, Bénin, Bolivie, Botswana, Brésil, Bulgarie, Botswana, Burkina Faso, Cameroun, Canada, Chili, Chine, Colombie, Congo/Kinshasa, Corée du Sud, Côte d'Ivoire, Croatie, Cuba, Danemark, Djibouti, Égypte, Espagne, États-Unis, Finlande, France (dont Guadeloupe, Guyane Française, Martinique, Nouvelle-Calédonie, Polynésie française, Réunion), Grèce, Haïti, Honduras, Hong Kong, Hongrie, Irlande, Israël, Italie, Japon, Liban, Luxembourg, Macédoine, Maroc, Maurice (île), Mauritanie, Moldavie, Monaco, Niger, Nigéria, Nouvelle-Zélande, Pakistan, Pays-Bas, Pérou, Pologne, Porto Rico, Portugal, Roumanie, Russie, Sénégal, Serbie, Singapour, Slovaquie, Suède, Suisse, Tchèque (République), Thaïlande, Tunisie, Turquie, Ukraine, Uruguay...

Le blogrank
En dents de scie, entre 15 et 40...

De moins en moins de visiteurs, des notes de lecture qui n'arrivent pas... Je propose que le défi continue encore un trimestre jusqu'au 4 avril 2011 (date anniversaire des 2 ans) afin que les participants puissent terminer leurs lectures, et ensuite je pense qu'il s'arrêtera (mais il aura bien vécu quand même et on pourra passer à autre chose).

Belles fêtes de fin d'année à tous !

Par Catherine - Publié dans : Bilans et statistiques - Communauté : Le Cercle des Passeurs de Rêve
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Mercredi 29 décembre 2010 3 29 /12 /Déc /2010 23:23

JemeilJamla.jpg Jemeil & Jamla est un album illustré de Patricia Musa et Salah El-Mur paru aux éditions Grandir en 2003 (28 pages, 16 €, ISBN 2-84166-225-X).

 

Patricia Musa est née en 1956. Elle a vécu en Afghanistan, en Égypte, au Liban et au Soudan : sa thèse portait sur les contes baggara et nouba du Soudan.

 

Salah El-Mur est né en 1966 à Khartoum (Soudan). Il est peintre, illustrateur, et ses œuvres ont été exposées dans de nombreux pays.

 

Deux enfants orphelins, Jemeil et sa sœur Jamla, vivent dans un campement avec des nomades. Ayant hérité de troupeaux (chameaux, vaches, moutons), ils sont riches. Mais sept jeunes hommes sont jaloux et manigancent de tuer Jemeil durant une chasse dans la savane. Deux fois, Jamla empêche son frère de se joindre aux méchants jeunes hommes mais à la troisième invitation, Jemeil est obligé d'y aller... Il se retrouve attaché durant plusieurs jours sur le dos d'une bête sauvage et survit par miracle. Sa vengeance sera terrible !

 

Jemeil & Jamla est un conte des éleveurs baggara du Soudan, recueilli (et traduit) par Patricia Musa à Ed Dilling (Soudan) en février 1989 auprès d'Alia El Acha. Il est illustré à l'encre sur papier par Salah El-Mur alors qu'il était à Nairobi (Kenya).

 

Les encres sont extraordinaires, surréalistes, mais le conte est cruel (vengeance et magnanimité).

 

J'avais dit que je lirais un conte pour Littératures de l'imaginaire sur les 5 continents. Je termine donc ce défi avec ce conte du Soudan pour l'Afrique.

 

Cette chronique de lecture est originellement parue dans La culture se partage, blog sur lequel vous pouvez lire d'autres articles de Catherine.

Par Catherine - Publié dans : Afrique - Communauté : Contes et Légendes
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Mardi 30 novembre 2010 2 30 /11 /Nov /2010 23:07

Voici le vingtième bilan de ce blog et du défi.

Le blog
125 articles (dont 2 en novembre) ; 21 participants (15 filles et 6 gars) ; 21 liens
8 articles pour l'Afrique, 18 pour l'Amérique, 14 pour l'Asie (dont un divisé en 6 articles), 22 pour l'Europe (dont un hors-défi) et 16 pour l'Océanie (dont un divisé en 3 articles)
11 pages ; 6 autres articles
455 visiteurs ont vu 705 pages et ont posté 3 commentaires ; 4 inscrits à la newsletter

Provenances des visiteurs : 29 % provenance directe, 1 % communauté plateforme, 3 % provenance externe, 65 % moteurs de recherche - Algérie, Allemagne, Angleterre, Arabie Saoudite, Argentine, Australie, Autriche, Belgique, Bénin, Bolivie, Botswana, Brésil, Bulgarie, Botswana, Burkina Faso, Cameroun, Canada, Chili, Chine, Colombie, Congo/Kinshasa, Corée du Sud, Côte d'Ivoire, Croatie, Cuba, Danemark, Djibouti, Égypte, Espagne, États-Unis, Finlande, France (dont Guadeloupe, Guyane Française, Martinique, Nouvelle-Calédonie, Polynésie française, Réunion), Grèce, Haïti, Honduras, Hong Kong, Hongrie, Irlande, Israël, Italie, Japon, Liban, Luxembourg, Macédoine, Maroc, Maurice (île), Mauritanie, Moldavie, Monaco, Niger, Nigéria, Nouvelle-Zélande, Pakistan, Pays-Bas, Pérou, Pologne, Porto Rico, Portugal, Roumanie, Russie, Sénégal, Serbie, Singapour, Slovaquie, Suède, Suisse, Tchèque (République), Thaïlande, Tunisie, Turquie, Ukraine, Uruguay...

Le blogrank
Il a regrimpé, et navigue entre 29 et 43.

Vous voyez, j'avais dit que ce défi s'essoufflait vraiment !
Il reste 4 mois pour le terminer avant le 04 avril 2011, et je pense que - comme pour le défi Littérature policière sur les 5 continents - je ne prendrai plus de nouveaux participants après le 31 décembre 2010.

Par Catherine - Publié dans : Bilans et statistiques - Communauté : Littératures de l'imaginaire
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  • : Ce blog consacré au défi 'Littératures de l'imaginaire sur les 5 continents', regroupe les notes de lecture des participants qui veulent partager leur amour des littératures de l'imaginaire (SF, anticipation, fantastique, fantasy, conte...).

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